Cliquez ici pour afficher normalement la page (avec mise en forme et graphisme). Si ça ne fonctionne pas, vérifiez que votre navigateur accepte JavaScript et supporte les CSS. Nous vous recommandons un navigateur respectant les standards, tel que : Google Chrome, Firefox, Safari…

Vous êtes ici : accueil > bouddha > ciñkhamāna
résumé de la page

Par pure jalousie envers Bouddha, des ascètes souhaitent briser sa réputation.

Pour ce faire, ils envoient une femme auprès de lui en affirmant qu’il l’a mise enceinte.

l’accusation de Ciñkhamāna contre Bouddha

Un jour, des ascètes titthi (ayant des vues erronées) souhaitaient détruire la réputation de Bouddha, car ils étaient très jaloux de lui. Ils ne supportaient pas de voir les gens avoir une grande vénération pour le Bienheureux, et voulaient que les gens viennent à eux pour leur faire de nombreuses offrandes. Pour parvenir à leur fin, ils ont demandé à l’une des rares disciples qui les admiraient, une jeune femme nommée Ciñkhamāna, de leur rendre un service qu’elle accepta sans hésitation.

Après avoir attaché des morceaux de bois autour de son ventre, sous ses habits, pour laisser croire qu’elle était enceinte, elle se rendit au monastère du Bienheureux, un jour où beaucoup de monde assistait à son enseignement. Lorsque Ciñkhamāna entra dans la grande salle où une foule écoutait attentivement la parole du Parfait, elle s’écria devant tout le monde, pointant Bouddha d’un doigt accusateur :

« Regardez ! Ce Bouddha que vous vénérez tant à beau vous donnez de beaux enseignements, il a dormi avec moi et m’a délaissée dès qu’il m’a mise enceinte ! Regardez mon ventre, n’est-ce pas honteux ? »

En voyant cela, Sakka – le roi des deva – dépêcha quatre deva pour aller inspecter la jeune femme. Lorsqu’ils arrivèrent près d’elle, ils virent, grâce à leurs yeux permettant de voir à travers tout, qu’il n’y avait que du bois au lieu d’un bébé. Ils firent apparaître des souris sur le bois, qu’elles ne tardèrent pas à ronger à pleines dents. Rapidement, tout le bois tomba au sol, laissant alors apparaître un ventre plat comme une planche, sous les yeux stupéfaits des nombreuses personnes présentes. Scandalisés par l’acte inacceptable de la jeune femme, les gens la battirent. Pour échapper aux coups qui pleuvaient sur sa tête, elle s’enfuit à grandes enjambées. Quand elle fut sortie de l’enceinte du monastère, elle fut absorbée par la terre, tombant directement dans la plus douloureuse sphère du monde des enfers.

infos sur cette page

Origine : ouvrage français

Auteur : Moine Dhamma Sāmi

Date : Janv. 2004

Mise à jour : 14 juin 2005