Lorsque Bouddha demeurait dans le royaume de Vesalí, au monastère de Mahávuna, aux toits à étages richement décorés, des gâteaux en très grand nombre ont été offerts au saµgha. Lorsque le Vénérable Ánandá a informé Bouddha de cela, ce dernier lui a recommandé de faire une distribution à l'intention des personnes démunies.
Lors de cette distribution qui s'effectuait à raison d'un gâteau par personne, le Vénérable Ánandá en a remis deux, collés l'un sur l'autre, pensant qu'il n'y en n'avait qu'un, à une paribbájaka. D'autres paribbájaka se trouvant à côté ont rouspété à ce moment-là : " Ce bhikkhu est votre futur mari ! " Cette affirmation étant fausse, la paribbájaka l'a clairement niée.
Le second et le troisième jour, la même erreur s'est produite : Le Vénérable Ánandá a distribué deux gâteaux, collés l'un sur l'autre, à la même paribbájaka. Cette fois-ci, les autres paribbájaka ont proclamé haut et fort que ce Vénérable était son amant, ce qu'elle a fermement rejeté.
De la même manière, en mélangeant du riz qu'il avait en trop avec du beurre, un bhikkhu l'a donné au takkatvana (ascète nu) Ájívaka. En apercevant d'autres ascètes de sa secte, ce dernier leur a dit : " J'ai obtenu ça auprès des riches disciples à tête rasées du Vénérable Gotama (Bouddha). " En entendant ces paroles, des laïcs ayant l'habitude de soutenir le saµgha, se sont rendus auprès de Bouddha pour lui déclarer : " Les êtres développant des vues erronées n'ont rien de mieux à faire que de ternir la réputation de Bouddha, du dhamma et du saµgha. Les bhikkhu ne devraient pas leur remettre eux-mêmes de la nourriture et des boissons. " En raison de ce qui a poussé ces gens à lui dire cela, Bouddha a établi le pácittiya 41 en stipulant à l'intention des bhikkhu : " Qu'il s'agisse des ascètes nus takkatvana ou des paribbájaka, ne leur donnez pas vous-mêmes de la nourriture ou des boissons. "
" yo pana bhikkhu acelakassa vá paribbájakassa vá páribbájakáya vá sahatthá khádaníyaµ vá bhojaníyaµ vá dadeyya, pácittiaµ. "
Ne pas donner de la nourriture aux ascètes nus et autres personnes soutenant des vues erronées. Si un bhikkhu donne, de ses propres mains, de la nourriture à de telles personnes, cela entraîne un pácittiya.
En donnant à ces êtres des produits qui ne sont pas de la nourriture (huile à enduire sur la peau, savon, etc.), un bhikkhu ne commet pas de faute. De la même manière, si un bhikkhu dépose devant un de ces êtres un pot contenant de la nourriture sans lui remettre en mains propres, en lui disant de prendre ce qu'il y a dedans, il ne commet pas de faute.
Voir aussi : Les dukka†a relatifs aux pácittiya
Lorsque Bouddha demeurait au monastère de Jetavana, dans le royaume de Sávatthi, le Vénérable Upananda avait appelé son jeune disciple pour aller au village effectuer la ronde quotidienne. Alors qu'ils étaient partis, chacun son bol dans les bras, ne voulant plus de son compagnon, le Vénérable Upananda a dit à son disciple qu'il n'était pas convenable qu'il l'accompagne. Il l'a alors renvoyé au monastère. Comme le jeune bhikkhu n'avait plus le temps d'aller recevoir de la nourriture, il est resté la journée entière sans rien avoir à manger. Quand Bouddha a su cela, il a établi le pácittiya 42.
" yo pana bhikkhu bhikkhuµ "ehávuso, gámaµ vá nigamaµ vá pišðáya pavisissámá" ti tassa dápetvá vá adápetvá vá uyyojeyya "gacchávuso, na me tayá saddhiµ kathá vá nisajjá vá phásu hoti, ekakassa me kathá vá nisajjá vá phásu hotí" ti etadeva paccayaµ káritvá anaññaµ, pácittiaµ. "
Durant la collecte de nourriture, ne pas rejeter un bhikkhu avec lequel on est parti faire cette ronde. Si un bhikkhu invite un autre bhikkhu venir faire la ronde de collecte de nourriture avec lui, et si, en cours de chemin, il le rejette sans autre raison que de ne plus vouloir de sa présence, (lui laissant ou non un peu de nourriture) en prétextant qu'il n'est pas convenable qu'ils fassent la ronde ensemble ou qu'il conviendrait mieux qu'il la fasse tout seul, dès que le bhikkhu rejeté franchit la distance depuis laquelle on ne plus voir ou plus entendre, il commet un pácittiya.
En revanche, dans les cas suivants, aucune faute n'est commise :
Voir aussi : Les dukka†a relatifs aux pácittiya
Lorsque Bouddha demeurait au monastère de Jetavana, dans le royaume de Sávatthi, le Vénérable Upananda était parti faire sa ronde. Il s'était rendu chez un ami qu'il connaissait du temps où il était lui-même encore laïc. En arrivant dans cette maison, il s'est assis sur le lit de cet ami et de sa femme. Après avoir présenté ses respects en se prosternant par trois reprises devant le bhikkhu, il a demandé à sa femme de lui remettre de la nourriture dans son bol. Une fois que la nourriture a été offerte, il a respectueusement invité le Vénérable à quitter les lieux.
Dépourvue de tout désir charnel à ce moment-là, la femme a demandé au bhikkhu de rester encore un peu. L'ami du Vénérable lui a alors demandé jusqu'à trois fois consécutives, de bien vouloir retourner à son monastère. Néanmoins, sa femme insistait chaque fois pour l'en empêcher. En sortant de sa maison, l'ami du Vénérable est allé raconter ce fait à d'autres bhikkhu. Outrés, ces derniers ont alors fermement critiqué et condamné cet acte. Comme Bouddha a été averti, il a établi le pácittiya 43.
" yo pana bhikkhu sabhojane kule anupakhajja nisajjaµ kappeyya, pácittiaµ. "
Ne pas entrer dans une maison dans laquelle se troue un couple qui n'a pas achevé une relation sexuelle. Si un bhikkhu, entre dans une maison pendant qu'un homme et une femme sont présents dans la chambre à coucher (ou à l'endroit où ils dorment) et qu'ils n'ont pas terminé leur relation sexuelle, dès qu'il franchit le seuil de la maison, il commet un pácittiya. Par contre, si ce bhikkhu est accompagné au moins d'un autre bhikkhu en entrant dans la maison, il n'y a pas de faute.
Voir aussi : Les dukka†a relatifs aux pácittiya
Lorsque Bouddha demeurait au monastère de Jetavana, dans le royaume de Sávatthi, le Vénérable Upananda s'était rendu à la maison de son ami, où seule se trouvait sa femme. Il est resté seul avec elle, dans un endroit isolé des regards. En apprenant cela, mécontent, il a critiqué le Vénérable Upananda en lui faisant des reproches. Sachant cela, Bouddha a établi le pácittiya 44.
" yo pana bhikkhu mátugámena saddhiµ raho pa†icchanne ásane nisajjaµ kappeyya, pácittiaµ. "
Ne pas rester seul avec une femme, dans un endroit isolé. Si un bhikkhu se trouve avec une femme – quel que soit l'âge, même bébé – dans un endroit isolé des regards, il commet un pácittiya.
Un bhikkhu est autorisé à parler à une femme uniquement si est présent – au minimum –, une autre personne bienséante, capable de comprendre les propos échangés. Autrement, il est tout au plus autorisé à lui enseigner six suites de mots du dhamma en pali (voir le pácittiya 7).
Voir le pácittiya suivant...
Voir aussi : Les dukka†a relatifs aux pácittiya
Le Vénérable Upananda est allé trouver la femme de son ami, et s'est assis avec elle, dans un endroit isolé du son. Cela a fortement déplu au mari, qui a vivement critiqué le Vénérable Upananda en demandant : " Pourquoi ce Vénérable s'assied-t-il auprès de ma femme ? " Mis au courant, Bouddha a établi le pácittiya 45.
" yo pana bhikkhu mátugámena saddhiµ eko rayo nisajjaµ kappeyya, pácittiaµ. "
Ne pas s'asseoir près d'une femme dans un endroit isolé du son. Si un bhikkhu s'assoit près d'une femme, ne serait-ce qu'un instant, dans un endroit duquel on ne peut pas entendre ce qui peut être dit, il commet un pácittiya.
Si, dans un endroit isolé du son, un bhikkhu s'assoit près d'une femme croyant qu'il s'agit d'un homme, il commet le pácittiya 45. S'il s'assoit à côté d'un homme croyant qu'il s'agit d'une femme, il commet un dukka†a.
Si, dans un endroit isolé du son, un bhikkhu s'assoit près d'un homosexuel (ou transsexuel), d'un ogre femelle, d'un "peta" femelle ou d'un animal femelle – dont la taille peut laisser supposer la possibilité d'un coït –, il commet un dukka†a.
Si un bhikkhu est en communication téléphonique avec une femme et que personne ne peut entendre et comprendre ce qui est dit, il commet le pácittiya 45.
Voir aussi : Les 2 aniyata
Voir aussi : Les dukka†a relatifs aux pácittiya
Lorsque Bouddha demeurait au monastère de Ve¦uvana, dans le royaume de Rájagaha, un dáyaká avait invité le Vénérable Upananda et d'autres bhikkhu. Alors que le moment du repas approchait, avant même d'arriver à la maison du dáyaká, le Vénérable Upananda s'est rendu dans d'autres maisons. À l'heure du repas, les autres bhikkhu ont manifesté leur souhait commencer à manger. En précisant que le Vénérable Upananda était le principal invité, le dáyaká leur a répondu qu'il souhaitait l'attendre avant de servir. Comme midi approchait, les bhikkhu ont demandé à trois reprises de débuter le repas, en vain. Le Vénérable Upananda étant arrivé peu avant midi, les autres bhikkhu ont du se restaurer hâtivement, l'esprit quelque peu tendu.
Une autre fois, un dáyaká du Vénérable Upananda a fait envoyer des gâteaux au monastère de Ve¦uvana. Le coursier a indiqué : " Je suis chargé d'offrir ces gâteaux au saµgha une fois que je les aurai présentés au Vénérable Upananda. " Comme Bouddha avait interdit d'aller en visite dans les maisons avant l'heure du repas, le Vénérable Upananda s'était rendu au village après avoir mangé. Quand il est rentré au monastère, midi était passé. Comme le coursier a du repartir avec les gâteaux, aucun bhikkhu n'a pu en manger. Après que le saµgha ait réprimandé le Vénérable Upananda, Bouddha a établi le pácittiya 46.
" yo pana bhikkhu nimantito sabhatto samáno santaµ bhikkhuµ anápucchá purebhattaµ vá pacchábhattaµ vá kulesu cárittaµ ápajjeyya aññatra samayá, pácittiaµ samayo, cívaradánasamayo cívarakárasamayo, ayaµ tattha samayo. "
Ne pas visiter de maisons après ou avant d'avoir commencé le repas chez un dáyaká. Une fois qu'il est convenu qu'un bhikkhu mange quelque part, s'il se rend en visite dans une autre maison avant ou après avoir commencé le repas, dès qu'il arrive dans cette autre maison, il commet un pácittiya.
En informant un autre bhikkhu – présent à ce repas –, il peut, en cas de raison importante, ou pour recevoir une robe en offrande ou s'en faire coudre une, se rendre dans une autre maison.
Il y a deux exceptions pour lesquelles un bhikkhu est autorisé à se rendre dans une maison avant ou après l'heure du repas, alors qu'il est déjà invité ailleurs :
Voir aussi : Les dukka†a relatifs aux pácittiya
Lorsque Bouddha demeurait au monastère de Nigrodháruna, dans le Rájagaha, royaume du Sakka, le fameux roi Sákívaška est venu lui rendre visite. Il a donné l'invitation suivante, en s'adressant au Parfait : " J'invite tous les membres du saµgha à me demander les médicaments (ou autres produits médicinaux) dont ils ont besoin, pour une durée de quatre mois. " Bouddha a accepté cette invitation. Informés de cela, les bhikkhu se sont mis à demander et redemander des médicaments en très grand nombre, sans compter et sans même finir leur propre stock. Ils en sollicitaient sans modération, tant et si bien que le roi s'est trouvé obligé de prolonger son invitation de quatre mois supplémentaires. Après ces quatre mois supplémentaires, certains bhikkhu se permettaient encore de lui demander des médicaments et produits médicinaux, ils étaient d'ailleurs prêts à lui en demander à vie.
À ce moment-là, le roi Sákívaška apercevant un groupe de six bhikkhu qui portait la robe de manière très négligée, leur a fait remarquer : " Pour être un bhikkhu vénérable, un vrai bhikkhu digne de ce nom, vous devriez soigner votre façon de porter la robe. " Vexés, ils ont alors cherché à mettre le roi dans l'embarras. Ils lui ont formulé la demande de beurre, pour une quantité correspondant à une unité de mesure employée à l'époque dans cette région du monde, équivalant environ à 9,6 litres. Le roi Sákívaška a alors dit : " Veuillez attendre au moins un jour. Lorsque les paysans iront récupérer le beurre auprès des vaches, ils en ramèneront beaucoup demain. " Les bhikkhu se montrant insatisfaits, le roi indiquait de nouveau ce qu'il venait de dire en l'annonçant jusqu'à trois fois. Malgré tout, les six bhikkhu ont rétorqué : " Les dáyaká proposent respectueusement sans vouloir offrir. Ils disent tout le temps d'attendre l'offrande, finalement ils n'offrent rien. " Le roi Sákívaška a ouvertement critiqué ces six bhikkhu. En prenant connaissance de ce fait, Bouddha a aussitôt établi le pácittiya 47.
" agilánena bhikkhuná catumásappaccayapavárašá sáditabbá aññatra punapavárašáya, aññatra niccapavárašáya. tato ce uttari sádiyeyya. pácittiyaµ. "
Ne pas demander des produits médicinaux au-delà de la limite quantitative ou de temps fixée par le donateur. Hormis le cas d'une invitation renouvelée ou permanente, si un bhikkhu en bonne santé bénéficie de médicaments (ou produits médicinaux), et s'il sollicite au-delà de la durée fixée d'une invitation proposée au saµgha (ou à lui-même), ou au-delà de la quantité convenue par le dáyaká ayant formulé l'invitation, il commet un pácittiya.
Il convient qu'un bhikkhu demande des médicament ou des produits médicinaux, à un dáyaká qui le lui a proposé, seulement s'il a des problèmes de santé.
Il y a deux sortes d'invitations à demander des produits médicinaux :
Un bhikkhu qui accepte un médicament qu'il a demandé en plus de la limite quantitative fixée ou au-delà de la limite de temps fixée, commet le pácittiya 47. Une période fixée prend fin dès le coucher de soleil du dernier jour (le premier jour étant celui de l'invitation).
Si un dáyaká offre une invitation à lui demander des produits médicinaux en cas de besoin sans préciser de durée, un bhikkhu a jusqu'à quatre mois pour lui en demander. Lorsqu'il s'agit d'une invitation personnelle, il n'est pas nécessaire de fixer une limite quantitative.
Cette règle ne concerne que les produits médicinaux. Lorsqu'un dáyaká en formule l'invitation, un objet des trois autres nécessités – vestimentaire, immobilière ou alimentaire – peut être demandé sans limite dans la durée – sauf indication contraire du dáyaká. Néanmoins, il faut respecter les quantités maximales imposées par les règles correspondantes (nissaggiya 5 à 9, 22 et 26 à 28 pour les robes ; saµghádisesa 7 pour le logement ; pácittiya 31 à 35 et 39, pá†idesaníya 1, 3 et 4 pour la nourriture).
Lorsqu'un dáyaká invite un bhikkhu lui demander ses besoins, ce dernier n'est pas autorisé à lui demander autre chose qu'un objet des quatre nécessités : vêtements (robes, couvertures, etc.) ; nourriture (bol, aliments, boissons, etc.) ; logement (cabane, monastère, etc.) ; hygiène (médicaments, savon, etc.) Éventuellement, il peut lui demander d'autres nécessités dont il a besoin pour mener à bien sa pratique, ses études, ses enseignements (coussin, livres, matériel d'écriture, etc.)
Voir aussi : Les dukka†a relatifs aux pácittiya
Lorsque Bouddha demeurait au monastère de Jetavana, dans le royaume de Sávatthi, un groupe de six bhikkhu est allé scruter le roi Kosala partir au combat avec son armée. Voyant ces bhikkhu, le roi et d'autres citoyens les ont critiqué. Ainsi, Bouddha a établi le pácittiya 48.
" yo pana bhikkhu uyyuttaµ senaµ dassanáya gaccheyya aññatra tathárúpappaccayá, pácittiyaµ. "
Ne pas contempler une armée qui part au combat. Si, sans y être contraint, un bhikkhu se déplace volontairement pour aller contempler une armée présentant les "4 caractéristiques guerrières" (cf. ci-dessous) sortir de la ville ou du village pour aller combattre ou revenir de combat, il commet un pácittiya.
Autrefois, lorsque les troupes armées revenaient du combat en entrant dans la ville, elles se présentaient sous la forme de "4 caractéristiques guerrières" :
Si ces quatre caractéristiques guerrières sont présentes lorsque le bhikkhu s'approche pour les contempler, il commet le pácittiya 48. Autrement, il commet un dukka†a pour chacune de ces caractéristiques guerrières observées.
Par contre, si un bhikkhu regarde une troupe armée qui arrive près de l'endroit où il se trouve, ou si en voyageant, il croise – par coïncidence – une troupe armée, il ne commet pas de faute.
En allant rendre visite à un parent malade ou blessé qui se trouve au sein d'un groupe armé, un bhikkhu ne commet pas de faute non plus.
Voir aussi : Les dukka†a relatifs aux pácittiya
Lorsque Bouddha demeurait au monastère de Jetavana, dans le royaume de Sávatthi, un groupe de six bhikkhu avait passé plus de trois jours dans un camp militaire. Bouddha ayant entendu des gens critiquer ce fait, il a établi le pácittiya 49.
" siyá ca tassa bhikkhuno kocideva paccayo senaµ gamanáya, dirattatirattaµ tena bhikkhuná senáya vasitabbaµ, tato ce uttari vaseyya, pácittiyaµ. "
Ne pas dormir au sein d'une troupe armée plus de trois nuits consécutives. Si pour quelque raison que ce soit, un bhikkhu passe volontairement plus de deux ou trois nuits d'affilée auprès d'une troupe armée, il commet un pácittiya.
Un bhikkhu peut rester tout au plus trois jours de suite au sein d'un camp militaire. S'il ne quitte pas cet endroit, il commet le pácittiya 49 dès le coucher de soleil du troisième jour. S'il y reste deux nuits, passe la suivante en dehors d'un camp militaire, et retourne passer deux autres nuits dans ce camp ou dans un autre, il ne commet pas de faute.
De la même façon, un bhikkhu ne commet pas de faute en demeurant plus de trois jours au sein d'une troupe militaire s'il s'occupe d'un proche malade ou blessé qui s'y trouve, s'il est lui-même malade ou blessé, ou si le quartier est encerclé par des ennemis.
Voir aussi : Les dukka†a relatifs aux pácittiya
Lorsque Bouddha demeurait au monastère de Jetavana, dans le royaume de Sávatthi, un groupe de six bhikkhu passait deux à trois nuits en compagnie d'une troupe armée. Ces bhikkhu assistaient à des exercices militaires auxquels s'entraînaient des soldats. Ils les regardaient défiler sous les ordres des chefs militaires, et déployer leurs attirails présentés en accord avec les "quatre caractéristiques guerrières". Les gens demandaient alors ironiquement à ces six bhikkhu : " Dites-nous Vénérables, vous avez gagné la guerre ? Vous avez obtenu combien de rations alimentaires et quelle solde militaire ? " Sachant cela, Bouddha a établi le pácittiya 50.
" dirattatirattaµ ce bhikkhu senáya vasamáno uyyodhikaµ vá balaggaµ vá senábyúhaµ vá aníkakassanaµ vá gaccheyya, pácittiyaµ. "
Ne pas assister à des activités militaires. Si un bhikkhu assiste à un rassemblement militaire, à une revue, à un défilé, ou un exercice où sont présentés des éléphants, des chevaux ou d'autres troupes en armes, il commet un pácittiya.
Si un bhikkhu assiste à de telles activités depuis derrière un mur, si c'est la troupe armée qui se déplace vers lui ; s'il la croise alors qu'il voyage ; ou s'il s'approche d'elle pour fuir un danger, il ne commet pas de faute
Voir aussi : Les dukka†a relatifs aux pácittiya
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Origine : Textes en birman
Traducteur : Moine Dhamma Sámi
Date : 2000
Mise à jour : 19 juin 2005