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Les 2 aniyata

Les deux aniyata ne sont pas des fautes à part entière. Comme leur nom l’indique, elles ne sont pas définies. C’est à dire que lorsqu’elles sont commises, la décision du saṃgha se fait en accord avec la déclaration du bhikkhu accusé ou de témoignages. S’il s’agit d’un bhikkhu reconnu pour être honnête, la décision est déterminée selon son aveu. S’il s’agit d’un bhikkhu malhonnête qui a l’habitude de mentir, la décision ne peut être prise d’après sa déclaration. Avant d’être prise, une enquête minutieuse tenant compte de toute la situation est nécessaire.

aniyata 1

L’origine

Lorsque Bouddha demeurait dans le royaume de Sāvatthi, au monastère de Jetavana, il a établi cette règle à cause du Vénérable Udāyī.

Une fois, le Vénérable Udāyī était invité au mariage d’une parenté de l’un de ses dāyakā. En arrivant dans la maison où doit être célébré le mariage, il est entré dans la chambre de la mariée. Assis ensemble et seuls, le Vénérable Udāyī et la jeune femme ont discuté de dhamma et de futilités diverses.

À cette époque dans le royaume de Sāvatthi, vivait Visākha, une femme âgée qui n’avait jamais souffert d’aucune maladie et qui avait eu de nombreux enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants. Elle était connue pour être de bon auspice et il était coutume de l’inviter en premier aux mariages. Ainsi, Visākha était également présente au même mariage auquel se trouvait le Vénérable Udāyī.

En apercevant le Vénérable Udāyī ayant l’inconvenance d’être assis avec une femme, lui a dit aussitôt : « Il n’est pas convenable d’être assis avec une femme, seuls dans un endroit isolé. » Le Vénérable Udāyī ayant fait comme s’il n’avait rien entendu, elle est allée rapporter ce fait auprès d’autres bhikkhu.

Quand Bouddha a été informé à son tour, il a sévèrement réprimandé le Vénérable Udāyī en établissant l’aniyata 1.

aniyata 1 en pāḷi

« yo pana bhikkhu mātugāmena saddhiṃ eko ekāya raho paṭicchanne āsane alaṃkammaniye nisajjaṃ kappeyya, tamenaṃ saddheyyavacasā upāsikā disvā tiṇṇaṃ dhammānaṃ aññatarena vadeyya pārājikena vā saṃghādisesena vā pācittiyena vā nisajjaṃ bhikkhu paṭijāmāno tiṇṇa dhammānaṃ aññtarena kāretabbo pārājikena vā saṃghādisesena vā pācittiyena vā, yena vā sā saddheyyavacasā upāsikā vadeyya, tena so bhikkhu kāretabbo, ayaṃ dhāmmo aniyato. »

Définition

Ne pas se retrouver isolé seul avec une (seule) femme dans un endroit qui peut laisser soupçonner une relation sexuelle. Un bhikkhu se retrouve seul avec une femme dans un endroit abrité des regards, où il est possible d’avoir une relation sexuelle (dans un endroit caché derrière un mur, des rideaux, etc.). Ce bhikkhu et cette femme sont assis ensemble, sans la présence d’une autre femme ou d’un autre homme en mesure de comprendre. Si une personne digne de confiance, en voyant ce bhikkhu, porte une accusation auprès du saṃgha, qu’il s’agisse d’un pārājika, d’un saṃghādisesa ou d’un pācittiya, le bhikkhu accusé se retrouve dans le cas d’une faute indéfinie et il est tenu d’avouer la faute qu’il a commise.

En étant isolé avec une fille née le jour même, un bhikkhu n’est pas à l’abri de cette faute.

aniyata 2

L’origine

Lorsque Bouddha demeurait dans le royaume de Sāvatthi, au monastère de Jetavana, il a établi cette règle à cause du Vénérable Udāyī.

Le Vénérable Udāyī est retourné à la maison de la mariée chez qui il a été auparavant. Cette fois, pour éviter de commettre l’aniyata 1, il s’est retrouvé seul avec la mariée. Ils se sont assis ensemble à un endroit ouvert à la vue des autres. Cependant, cet endroit ne propageait pas la conversation qui y était prononcée. De ce fait, les autres personnes pouvaient facilement se faire des idées.

Comme précédemment, Visākhā a aperçu le Vénérable Udāyī dans cette situation inconvenante. Elle est directement allée retrouver Bouddha pour lui annoncer cela. Le Parfait a alors une fois de plus sévèrement réprimandé le Vénérable Udāyī avant d’établir l’aniyata 2.

aniyata 2 en pāḷi

« naheva kho pana paṭicchannaṃ āsanaṃ hoti, nālaṃkammaniyaṃ, alañca kho hoti mātugāmaṃ duṭṭhullāhi vācāhi obhāsituṃ, yo pana bhikkhu tathārūpe āsane mātugāmena saddhiṃ eko ekāya raho raho nisajjaṃ kappeyya, tamenaṃ saddheyyavacasā upāsikā disvā dvinnaṃ dhammānaṃ aññatarena vadeyya saṃghādisesena vā pācittiyena vā, nisajjaṃ bhikkhu paṭijānamāno dvinnaṃ dhammānaṃ aññtarena kāretabbo saṃghādisesena vā pācittiyena vā, yena vā sā saddheyyavacasā upāsikā vadeyya, tena so bhikkhu kāretabbo, ayaṃpi dhammo aniyato. »

Définition

Ne pas se retrouver isolé seul avec une femme dans un endroit qui peut laisser soupçonner un échange de propos lubriques. Un bhikkhu se retrouve seul avec une femme dans un endroit ouvert à la vue des autres mais d’où l’on ne peut entendre ce qui est dit et d’où l’on peut s’imaginer que sont échangées des paroles à caractère lubrique. Ils sont assis ensemble sans la présence d’une autre femme ou d’un autre homme en mesure de comprendre. Si une personne digne de confiance, voyant ce bhikkhu et étant en mesure de soupçonner un saṃghādisesa ou un pācittiya, porte une accusation auprès du saṃgha, le bhikkhu accusé se retrouve dans le cas d’une faute indéfinie et est tenu d’avouer la faute qu’il a commise.

Le fait qu’il n’est pas possible d’entendre les paroles prononcées dans un endroit non isolé des regards peut être causé par un entourage bruyant, la présence d’un mur transparent (vitre) ou par l’éloignement (dès douze coudées, soit environ 6 mètres).

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Origine : Textes en birman

Traducteur : Moine Dhamma Sāmi

Date : 2000

Mise à jour : 26 mai 2005