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Les 92 pācittiya (3)
3e partie, āvasathaninḍa
 

pācittiya 21 (ovāda)

L’origine

Lorsque Bouddha demeurait au monastère de Jetavana, dans le royaume de Sāvatthi, il y avait des mahāthera qui donnaient des enseignements à des bhikkhunī. Ayant suscité de la considération de la part de ces bhikkhunī, ils avaient ainsi obtenu de nombreuses offrandes telles que des robes, de la nourriture, des logements et des médicaments. Envieux de vouloir eux aussi obtenir de telles offrandes, un groupe de six bhikkhu s’est proposé de donner un enseignement aux bhikkhunī. Confiantes, ces bhikkhunī se sont rendues auprès de ces bhikkhu. Après avoir donné un très bref enseignement sur le dhamma, les six bhikkhu ont raconté des récits de la vie de rois, des aventures de héros et d’autres nombreuses histoires qui n’ont rien à voir avec le dhamma. Une fois que Bouddha a pris connaissance de cela, il a établi le pācittiya 21.

pācittiya 21 en pāḷi

« yo pana bhikkhu asammato bhikkhuniyo ovadeyya, pācittiyaṃ. »

Définition

Ne pas enseigner aux bhikkhunī sans l’accord du saṃgha. Si un bhikkhu délivre un enseignement aux bhikkhunī, au sujet de ce qu’elles sont censé respecter envers les bhikkhu, sans l’accord du saṃgha, il commet un pācittiya.

Seul un bhikkhu ayant l’autorisation du saṃgha et qui remplit les huit caractéristiques requises peut enseigner le dhamma à l’intention des bhikkhunī. Ces huit caractéristiques sont : 1) respecter le pātimokkha (avoir un sīla pur) ; 2) avoir une connaissance complète dans le dhamma ; 3) connaître par cœur les deux pātimokkha (masculin et féminin) ; 4) s’exprimer à l’aide de paroles convenables et avec une intonation correcte (neutre) ; 5) être apprécié du saṃgha des bhikkhunī ; 6) être capable de donner des enseignements du dhamma aux bhikkhunī ; 7) ne jamais avoir commis de grosse faute avec une femme portant un habit monacal ; 8) être ancien, au minimum, de vingt vassa.

pācittiya 22 (attaṅgata)

L’origine

Lorsque Bouddha demeurait au monastère de Jetavana, dans le royaume de Sāvatthi, des mahāthera donnaient chacun leur tour un enseignement aux bhikkhunī. Quand le tour du Vénérable Cūḷapana était venu, en se rendant auprès de lui, les bhikkhunī lui ont demandé s’il était capable de réciter par cœur le garudhamma. En répondant par l’affirmative, le Vénérable Cūḷapana l’a récité ainsi que quelques petits gāthā.

Lorsque ces bhikkhunī sont retournées une fois suivante auprès du Vénérable Cūḷapana, elles lui ont dit : « La récitation de petits gāthā comme le font d’habitude d’autres bhikkhu, ne peuvent être considérés à eux seuls comme un enseignement complet. » En les entendant déclarer ceci tout de concert, le Vénérable Cūḷapana leur a fait une démonstration de pouvoirs dans le ciel et leur a donné de nombreux enseignements du dhamma. Ainsi, il leur a enseigné jusqu’à la tombée de la nuit, moment où elles ont pris congé.

Le monastère des bhikkhunī était situé dans la ville. Étant donné l’heure tardive, les portes de la ville avaient déjà été fermées. Les bhikkhunī ont donc passé toute la nuit en dehors de la ville et n’ont pu y entrer qu’à l’ouverture des portes, à l’aube. Sachant cela, beaucoup de gens ont proféré de nombreuses critiques. Bouddha a alors établi le pācittiya 22.

pācittiya 22 en pāḷi

« sammato pi ce bhikkhu atthaṅgate sūriye bhikkhuniyo ovadeyya, pācittiyaṃ. »

Définition

Ne pas enseigner le dhamma aux bhikkhunī jusqu’à la tombée de la nuit. Si un bhikkhu enseigne aux bhikkhunī alors que le soleil se couche, il commet un pācittiya.

pācittiya 23 (bhikkhunupassaya)

L’origine

Lorsque Bouddha demeurait dans le royaume de Sakka, à la ville de Kapilavata, au monastère de Nigrodhāruṃ, six bhikkhu se sont rendus dans un monastère de bhikkhunī pour donner un enseignement à six bhikkhunī. D’autres bhikkhunī ont critiqué ces six bhikkhunī. Mis au courant, Bouddha a interdit aux bhikkhu d’aller dans les monastères de bhikkhunī pour donner des enseignements.

Suite à cette interdiction, quand des mahāthera se sont rendus vers la bhikkhunī Gotamī, la tante de Bouddha (qui est à l’origine du saṃgha féminin), celle ci leur a sollicité de délivrer un enseignement. Les mahāthera ont poliment refusé en répondant : « Il n’est pas permis aux bhikkhu de venir dans un monastère de bhikkhunī pour y enseigner. » Lorsque Bouddha s’est rendu auprès de sa tante la bhikkhunī Gotamī, cette dernière lui a déclaré sur le ton de la déception : « Auparavant, il était réconfortant et très positif d’entendre le dhamma pour les bhikkhunī malades. À présent, ce n’est plus possible. »

En déclarant qu’un bhikkhu qui se rend dans un monastère de bhikkhunī pour y délivrer un enseignement sur le garudhamma commet un pācittiya, Bouddha a précisé que toutefois un bhikkhu est autorisé à le faire à l’intention de bhikkhunī malades.

pācittiya 23 en pāḷi

« yo pana bhikkhu bhikkhunussayaṃ upasaṅkamitvā bhikkhuniyo ovadeyya aññtra samayā, pācittiyaṃ, tatthāyaṃ samayo, gilānā hoti bhikkhunī, ayaṃ tattha samayo. »

Définition

Ne pas se rendre dans un monastère de bhikkhunī pour enseigner. Si un bhikkhu se rend dans un monastère de bhikkhunī et qu’il donne un enseignement, il commet un pācittiya.

Toutefois, si une bhikkhunī est malade, un bhikkhu est autorisé, s’il a l’accord du saṃgha, à se rendre à son monastère pour lui délivrer un enseignement. S’il a l’accord du saṃgha, il peut également s’y rendre pour transmettre un rapport de ce qui a été discuté durant l’uposatha concernant les bhikkhunī.

pācittiya 24 (āmisa)

L’origine

Lorsque Bouddha demeurait au monastère de Jetavana, dans le royaume de Sāvatthi, Une demi-douzaine de bhikkhu a formulé ces accusations sur des mahāthera qui ont dispensé des enseignements à l’intention de bhikkhunī : « Ces bhikkhu n’ont pas enseigné aux bhikkhunī par pur dévouement pour le don du dhamma. C’est dans le but d’obtenir des offrandes, des objets des quatre nécessités, qu’ils ont délivré un enseignement aux bhikkhunī ». Une fois que Bouddha a su cela, il a établi le pācittiya 24.

pācittiya 24 en pāḷi

« yo pana bhikkhu evaṃ vadeyya “āmisahetu therā bhikkhū bhikkhuniyo ovadantī” ti, pācittiyaṃ. »

Définition

Ne pas accuser un bhikkhu d’enseigner aux bhikkhunī pour obtenir des gains. Si un bhikkhu accuse un bhikkhu ayant donné un enseignement à des bhikkhunī – avec l’accord du saṃgha – de l’avoir fait dans le but d’obtenir des gains, il commet un pācittiya.

Les robes, la nourriture, un logement, les soins médicaux, le respect, l’estime, l’admiration, les prosternations et la vénération sont à considérer comme gains. Bien entendu, en accusant un bhikkhu qui donne un enseignement aux bhikkhunī réellement dans le but d’obtenir des gains, il n’y a pas de faute.

pācittiya 25 (cīvaradāna)

L’origine

Lorsque Bouddha demeurait au monastère de Jetavana, dans le royaume de Sāvatthi, un bhikkhu a offert une robe à une bhikkhunī qui n’est pas de sa famille. Les autres bhikkhu lui ont alors adressé des reproches. Quand Bouddha a été au courant de ces reproches, il a établi le pācittiya 25. Toutefois, il a autorisé les échanges entre bhikkhu et bhikkhunī en cas de besoin.

pācittiya 25 en pāḷi

« yo pana bhikkhu aññātikāya bhikkhuniyā cīvaraṃ dadeyya aññatra pārivattaka, pācittiyaṃ. »

Définition

Ne pas donner de robe à une bhikkhunī. Sans qu’il s’agisse d’un échange, si un bhikkhu donne une robe à une bhikkhunī qui n’est pas de sa famille, il commet un pācittiya.

pācittiya 26 (cīvarasibbana)

L’origine

Lorsque Bouddha demeurait au monastère de Jetavana, dans le royaume de Sāvatthi, le Vénérable Udāyī s’est appliqué à coudre une belle robe pour son ex-femme bhikkhunī. Cette robe comportait le dessin d’un homme et une femme en train de copuler, placé de telle sorte qu’en la portant, ce dessin apparaît en plein milieu du dos.

En lui offrant cette robe, il lui a indiqué : « Emportez cette robe pliée telle qu’elle est, sans la porter. Ne la portez que lorsque vous sortirez pour aller recevoir un sermon. En partant ainsi, placez-vous tout à l’arrière de la file. »

En accord avec la recommandation du Vénérable Udāyī, la bhikkhunī s’est vêtue de cette robe sans savoir elle-même qu’il y avait un dessin. En voyant cela, indignés, les gens ont vivement critiqué : « Elle est encore pire que des gens qui se saoulent à l’alcool sans honte. Il est absolument scandaleux et intolérable qu’une bhikkhunī arbore une telle image sur le dos ! » Quand les autres bhikkhunī lui ont demandé qui avait fait cette robe et qu’elles ont eu la réponse, elles sont allées rapporter cette infamie à Bouddha, qui a aussitôt convoqué le Vénérable Udāyī. En réprimandant sévèrement ce dernier, il a établi le pācittiya 26.

pācittiya 26 en pāḷi

« yo pana bhikkhu aññātikāya bhikkhuniyā cīvaraṃ sibbeyya vā sibbāpeyya vā, pācittiyaṃ. »

Définition

Ne pas coudre une robe pour une bhikkhunī. Si un bhikkhu coud lui-même ou fait coudre une robe pour une bhikkhunī qui n’est pas de sa famille, il commet un pācittiya.

En cousant ou en faisant coudre une robe destinée à être offerte à une bhikkhunī qui n’est pas de sa famille, un bhikkhu commet le pācittiya 26 à chaque couture effectuée.

pācittiya 27 (saṃvidhāna)

L’origine

Lorsque Bouddha demeurait au monastère de Jetavana, dans le royaume de Sāvatthi, six bhikkhu ont effectué un voyage avec des bhikkhunī après l’avoir planifié. Les gens ont alors critiqué : « Tout comme nous voyageons en couple ou avec nos enfants, les bhikkhu voyagent avec les bhikkhunī. » Bouddha a alors établi le pācittiya 27.

Une fois, il y avait d’une part des bhikkhu et d’autre part des bhikkhunī qui avaient besoin d’effectuer un voyage depuis la ville de Sāketa jusqu’à celle de Sāvatthi. Les bhikkhunī ont demandé aux bhikkhu : « Laissez-nous vous accompagner. » Ce à quoi les bhikkhu ont répliqué : « Il n’est pas correct que nous voyageons avec vous. Partez avant nous. Sinon, c’est nous qui partons avant. »

Les bhikkhunī ont conclu : « Vénérables, vous êtes de nobles garçons, partez donc avant nous. » Ainsi, les bhikkhunī sont parties à un autre moment, après les bhikkhu. Durant leur voyage, les bhikkhunī se sont faites détrousser leurs bols et robes et se sont faites violer. Pour cette raison, Bouddha a établi cette règle en précisant certaines exceptions.

pācittiya 27 en pāḷi

« yo pana bhikkhu bhikkhuniyā saddhiṃ saṃvidhāya ekakkha, namaggaṃ paṭipajjeyya antamaso gāmantarampi aññatra samayā, pācittiyaṃ. tatthāyaṃ samayo, satthagamanīyo hoti maggo, sāsaṅkasammato, sappaṭibhayo, ayaṃtattha samayo. »

Définition

Ne pas planifier un voyage avec une bhikkhunī. Si un bhikkhu planifie un déplacement avec une bhikkhunī, qu’il effectue ce déplacement avec elle, ne serait-ce jusqu’au prochain village, il commet un pācittiya.

Un bhikkhu est autorisé à effectuer un trajet avec une bhikkhunī seulement si rien n’a été convenu à l’avance et si des laïcs font partie du voyage, ou s’il y a un doute quant à la sécurité du voyage ou tout autre danger.

pācittiya 28 (nāvābhiruhana)

L’origine

Lorsque Bouddha demeurait au monastère de Jetavana, dans le royaume de Sāvatthi, après avoir fixé rendez-vous, six bhikkhu ont pris le bateau avec des bhikkhunī. En les voyant ainsi tous ensemble, les gens ont proféré des critiques : « Tout comme nous autres laïcs nous allons en famille faire un tour en bateau, à présent les bhikkhu font de même avec les bhikkhunī. » Pour cette raison, Bouddha a interdit aux bhikkhu de prendre un bateau avec des bhikkhunī en établissant le pācittiya 28.

Un jour, des bhikkhu qui avaient besoin d’effectuer un trajet depuis Sāketa jusqu’à Sāvatthi se sont retrouvés avec des bhikkhunī effectuant le même trajet, devant un fleuve barrant la route. À ce moment, les bhikkhunī se sont adressées aux bhikkhu : « Vénérables, laissez-nous traverser ce fleuve avec vous. » Les bhikkhu ont répondu qu’étant donné que Bouddha a indiqué qu’il n’est pas correct pour des bhikkhu de prendre le bateau ensemble avec des bhikkhunī, elles doivent attendre le bateau suivant pour traverser le fleuve. Ces bhikkhunī se sont fait détrousser leurs bols et robes par des bandits qui les ont aussi agressées physiquement. Quand Bouddha a appris cet événement, il a complété cette règle en stipulant qu’un bhikkhu qui prend un bateau avec une bhikkhunī pour ne faire que traverser un fleuve ne commet pas de faute.

pācittiya 28 en pāḷi

« yo pana bhikkhu bhikkhuniyā saddhiṃ saṃvidhāya ekaṃ nāvaṃ abhiruheyya uddhaṃgāminiṃvā adhogāminiṃ vā aññatra bhiriyaṃ taraṇāya, pācittiyaṃ. »

Définition

Ne pas prendre un bateau avec une bhikkhunī. Si après l’avoir convenu à l’avance, un bhikkhu emprunte une embarcation avec une bhikkhunī en naviguant en mer, sur un lac ou sur une rivière – dans le sens du courant ou dans le sens inverse du courant –, il commet un pācittiya.

Toutefois, un bhikkhu est autorisé à traverser une rivière avec une bhikkhunī pour se rendre d’une rive à l’autre.

pācittiya 29 (bhikkhunīparipācita)

L’origine

Lorsque Bouddha demeurait au monastère de Veḷuvana, dans le royaume de Rājagaha, vivait une bhikkhunī nommée Thullanandā. L’un des dāyakā chez qui elle se rendait chaque jour lors de sa ronde a invité quatre-vingts nobles mahāthera tels que le Vénérable Sāriputtara et le Vénérable Moggalāna pour le repas. En arrivant à la maison de ce dāyakā, au courant de cette invitation, la bhikkhunī Thullanandā lui a demandé : « Quels sont les nobles mahāthera que vous avez invité ? » En répondant qu’il s’agit de vénérables tels que le Vénérable Sāriputtara et le Vénérable Moggalāna, la bhikkhunī a rétorqué : « Je croyais qu’il s’agissait de nobles arahant. Pourquoi avez-vous donc invité des petits personnages sans grande importance ? » Le dāyakā lui a alors demandé : « Quels vénérables sont-ils de nobles arahant ? » Au moment où la bhikkhunī répondait que les vénérables tels que le Vénérable Devadatta et le Vénérable Kokālika correspondaient à ce critère, les quatre-vingts mahāthera en question sont arrivés. À ce moment, en revenant sur son affirmation, la bhikkhunī a déclaré : « Très juste, ce sont de grands arahant que vous avez invité. » Ensuite, le dāyakā lui a dit en la chassant : « Vénérable bhikkhunī, les petits personnages sans grande importance sont alors tout à coup des grands arahant ? Ne revenez plus chez moi faire votre ronde ! » À ce moment, Bouddha a été mis au courant de la faute de longue date du groupe de bhikkhu dont le Vénérable Devadatta fait partie ; À savoir que ces bhikkhu avaient coutume de manger le riz que la bhikkhunī Thullanandā incitait aux dāyakā de leur offrir. Il a alors établi le pācittiya 29.

Suite à cela, après qu’un bhikkhu de la ville de Rājagaha a séjourné dans une auberge, lorsqu’il est retourné à Rājagaha, des membres de sa famille ont dit : « Notre vénérable ne vient que de temps en temps nous voir. » Sur ces paroles, ils se sont mis à cuisiner de la nourriture pour l’offrir à ce vénérable. Juste au moment où les dāyakā étaient sur le point d’offrir cette nourriture au vénérable, une bhikkhunī qui vient chaque jour prendre son repas dans cette maison a précipitamment dit : « Offrez cela (la nourriture) au vénérable ! » S’imaginant que cette nourriture est offerte en conséquence de l’initiative de la bhikkhunī, le vénérable a refusé le don. L’heure étant trop avancée pour accepter de la nourriture ailleurs, ce vénérable est resté la journée sans manger. En rentrant dans son monastère, il a raconté son anecdote chez les membres de sa famille aux bhikkhu. Quand Bouddha a été informé de cela, il a stipulé une exception à cette règle : « À condition que la nourriture ait été initialement prévue d’être offerte par un dāyakā, si après cela une bhikkhunī demande que cette nourriture soit offerte, un bhikkhu ne commet pas de faute en l’acceptant. »

pācittiya 29 en pāḷi

« yo pana bhikkhu jānaṃ bhikkhuparipācitaṃ piṇḍapātaṃ bhuñjeyya aññatra pubbe gihisamārambhā, pācittiyaṃ. »

Définition

Ne pas manger de la nourriture préparée par une bhikkhunī. Si un bhikkhu consomme de la nourriture qu’une bhikkhunī a incité d’offrir ou organisé l’offrande, à chaque ingestion, il commet un pācittiya.

Dans le cas où la personne offrant la nourriture serait de la même famille (voir la liste dans le nissaggiya 4) que le bhikkhu ou que la bhikkhunī, le bhikkhu ne commet pas de faute en la mangeant si c’est cette bhikkhunī qui l’a fait offrir.

pācittiya 30 (rahonisajja)

L’origine

Lorsque l’ex-femme du Vénérable Udāyī est devenue bhikkhunī, elle venait fréquemment rendre visite à son ex-mari et ce dernier allait également souvent rendre visite à cette bhikkhunī. Une fois, pour pouvoir converser en toute liberté, sans être accompagnés, ce bhikkhu et cette bhikkhunī se sont isolés dans un endroit loin de toute personne susceptible d’entendre. En critiquant cela, des bhikkhu sont allés rapporter ce fait à Bouddha qui, a ainsi établi le pācittiya 30.

pācittiya 30 en pāḷi

« yo pana bhikkhu bhikkhuniyā saddhiṃ eko ekāya raho nissajjaṃ kappeyya, pācittiyaṃ. »

Définition

Ne pas s’asseoir avec une bhikkhunī dans un lieu isolé. Si un bhikkhu s’isole (sciemment) avec une bhikkhunī seule dans un endroit où personne ne peut voir ni entendre ce qui est dit, il commet un pācittiya.

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infos sur cette page

Origine : Textes en birman

Traducteur : Moine Dhamma Sāmi

Date : 2000

Mise à jour : 19 juin 2005