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MN 86 - aṅgulimāla sutta

Le récit de Collier-de-doigts

Ce brahmane, avant d’être surnommé Aṇgulimāla, Collier-de-doigts, s’appelait Ahimsaka, Sans-méchanceté. Il était le fils d’un grand-prêtre du roi de Kosala. À sa naissance, des présages funestes suscitèrent des craintes chez le roi : ce nouveau-né n’allait-il pas représenter plus tard un danger pour lui ? Lui prendre son royaume ? Le tuer ? Mais la consultation des astres révéla que l’enfant ne serait qu’un bandit et non une menace pour le roi, aussi lui laissa-t-on la vie. Lors de son apprentissage de brahmane, sa parfaite conduite lui attira la jalousie de ses condisciples qui réussirent à convaincre leur maître de s’en débarrasser. Celui-ci donna comme épreuve à Sans-méchanceté de tuer mille personnes, pensant que c’est lui qui serait tué. Un disciple se devait d’obéir à tous les ordres de son maître, même les plus insensés. Sans-méchanceté se mit donc à l’œuvre. Afin de garder le compte de ses victimes, il leur coupait un doigt qu’il ajoutait au collier qui allait lui valoir son surnom. Aṅgulimāla terrifiait la région, et les soldats du roi n’arrivaient pas à le vaincre. La population fuyait les campagnes pour se réfugier à la capitale, Sāvatthi. Le grand-prêtre pensait bien que le tueur était son fils, mais il ne savait quoi faire. Sa femme Mantānî, de caste brahmane elle aussi, résolut d’aller rencontrer son fils. Mais si elle le trouvait, celui-ci devrait la tuer pour respecter l’ordre de son maître. C’est ici que commence le récit.

Ainsi ai-je entendu.

En ce temps-là, le Bienheureux séjournait près de Sāvatthi, dans le parc Anāthapiṇḍika du bois Jéta.

À cette époque il y avait sur les terres du roi Pasenadi de Kosala un féroce bandit surnommé Aṅgulimāla qui avait du sang sur les mains. Il se complaisait dans le meurtre et ne connaissait pas la compassion envers les êtres vivants. Il réduisait les hameaux à néant, les villages en solitudes, les districts en déserts. Il avait tué un grand nombre d’hommes, et de leurs doigts il s’était fait un collier.

Un matin le Bienheureux s’habilla de bonne heure, prit son bol et sa robe, et se rendit à Sāvatthi pour y collecter sa nourriture sa nourriture. Quand il eut parcouru Sāvatthi en faisant sa collecte et fini son repas, en revenant de sa collecte, il rangea son habitation. Puis il prit son bol et sa robe double et chemina sur la grand-route en direction du lieu où se trouvait Aṅgulimāla.

Par trois fois des vachers, des bergers et des paysans en fuite virent le Bienheureux cheminer sur la grand-route vers le lieu où se trouvait Aṅgulimāla. Ils lui dirent :

— Ne vas pas sur cette route, ascète, car il y a sur cette route le féroce bandit Aṅgulimāla. Il a du sang sur les mains, se complaît dans le meurtre et ne connaît pas la compassion envers les êtres vivants. Il réduit les hameaux à néant, les villages en solitudes, les districts en déserts. Il porte un collier fait avec les doigts de tous ceux qu’il a tués. Sur cette route, même s’ils se regroupent à dix, à vingt, à trente ou à quarante, les gens tombent aux mains du bandit Aṅgulimāla.

Mais à chaque fois, le Bienheureux resta silencieux et continua sa route.


Le bandit Aṅgulimāla vit approcher le Bienheureux et il eut cette pensée : « C’est étonnant ! C’est surprenant ! Sur cette route, même s’ils se groupent à dix, à vingt, à trente ou à quarante, les hommes tombent entre mes mains. Pourtant, cet ascète va seul, sans le renfort d’un second, semble-t-il. Je vais prendre la vie de cet ascète. »

Aṅgulimāla prit son épée et son bouclier, ceignit son arc et son carquois et courut après le Bienheureux. Mais le Bienheureux mit en œuvre une magie telle que le bandit qui courait de toutes ses forces ne pouvait rattraper le Bienheureux qui marchait normalement(*). Alors il vint à Aṅgulimāla cette pensée : « C’est étonnant, c’est surprenant, j’ai déjà pourchassé et rattrapé un éléphant à la course, et un cheval au galop aussi je l’ai rejoint, j’ai encore poursuivi et rattrapé un char qui filait, et même un daim galopant je l’ai traqué et attrapé. Mais cet ascète qui marche normalement, je ne peux l’atteindre bien que je coure de toutes mes forces. »

Magie :iddhi. Le Bouddha faisait voir au bandit tantôt du terrain découvert, tantôt de l’eau à contourner, tantôt d’autres obstacles. Il le mena ainsi sur plusieurs lieues. Le brigand courait en vain, s’épuisait et transpirait.

Il s’arrêta et dit au Bienheureux :

— Arrête-toi, ascète ! Arrête-toi !

— Je suis arrêté, Aṅgulimāla. Mais toi, arrête-toi !

Alors le bandit Aṅgulimāla pensa : « Ces ascètes fils des Sakyas disent la vérité, ils reconnaissent la vérité. Pourtant, alors qu’il marche, cet ascète dit « je suis arrêté, Aṅgulimāla, mais toi, arrête-toi. » Il faut que je questionne cet ascète. Et le bandit adressa ce couplet au Bienheureux :

Ascète, tu dis en marchant « je suis arrêté »

Et de moi qui le suis, tu dis « pas arrêté »

Aussi je te pose cette question, ascète :

Comment es-tu arrêté ? Comment ne le suis-je pas ?

— Je suis arrêté, Aṅgulimāla, car le bâton,

partout, toujours, pour tous les êtres, je l’ai posé

Toi, tu es sans compassion envers les vivants

Aussi suis-je arrêté, mais toi tu ne l’es pas

— Enfin, je peux bénir un grand sage voyant,

Ascète qui est entré dans la grande forêt

Enfin, je vais pouvoir abandonner le mal

Car j’ai bien entendu ton chant de vérité

Puis le bandit jeta son épée et ses armes

Dans un gouffre escarpé profond comme l’enfer

Le bandit fit hommage aux pieds du Bienheureux

Et lui demanda ici-même l’admission

Le Sage compatissant, le Bouddha en personne

Lui le Maître du monde ainsi que de ses divinités

Lui dit à ce moment « Viens, moine ! »

Et cela lui donna l’état de moine

Puis le Bienheureux se mit en route vers Sāvatthi avec le Vénérable Aṅgulimāla comme suivant. Progressant par étapes, il rejoignit Sāvatthi et y séjourna dans le parc Anāthapiṇḍika du bois Jéta.


Une grande foule s’était rassemblée devant le palais du roi Pasenadi de Kosala et poussait des clameurs, de grands cris :

— Sur tes terres, divin roi, il y a le féroce bandit Aṅgulimāla. Il a du sang sur les mains, il se complaît dans le meurtre et ne connaît pas la pitié envers les êtres vivants. Il réduit les hameaux à néant, les villages en solitudes, les districts en déserts. Il a tué bien des gens et s’est fait un collier de leurs doigts. Que le divin roi le chasse !

Alors, le roi Pasenadi quitta Sāvatthi tôt le matin avec pas moins de cinq centaines de chevaux et se dirigea vers le jardin d’Anāthapiṇḍika. Tant que le sol fut carrossable, le roi fit avancer son char. Puis il en descendit et s’approcha du Bienheureux à pied. Il salua le Bienheureux et s’assit convenablement. Quand le roi fut bien assis, le Bienheureux lui demanda :

— Que t’arrive-t-il, grand roi ? Le roi Bimbisara du Magadha est-il fâché contre toi, grand roi ? Ou les Licchavis de Vésali ? Ou un roi ennemi ?

— Non, Maître. Le roi Bimbisara du Magadha n’est pas fâché contre moi, ni les Licchavis de Vésali, pas plus qu’un roi ennemi. Mais il y a sur mes terres, Maître, le féroce bandit Aṅgulimāla qui a du sang sur les mains, se complaît dans le meurtre et ne connaît pas la pitié envers les êtres vivants. Il réduit les hameaux à néant, les villages en solitudes, les districts en déserts, il porte un collier des doigts de tous ceux qu’il a tués, et moi je ne pourrai pas le chasser.

— Si tu voyais, grand roi, que Aṅgulimāla s’est fait raser les cheveux et la barbe, qu’il a revêtu les robes safran, qu’il est passé du foyer au sans-foyer, qu’il s’abstient de détruire le souffle vital, s’abstient de prendre ce qui n’est pas donné, s’abstient de tromper, qu’il mange un seul repas par jour et mène la vie sainte, qu’il est discipliné et vertueux, que ferais-tu à son sujet ?

— Nous le saluerions, Maître, nous nous lèverions, nous lui proposerions une place, nous lui offririons les nécessités que sont les robes le bol, le logement et les médicaments en cas de maladie, et nous lui assurerions une protection conforme à la règle. Mais comment, Maître, cet homme immoral et cruel pourrait-il devenir discipliné et modéré ?

À ce moment le Vénérable Aṅgulimāla était assis non loin du Bienheureux. Le Bienheureux étendit le bras en disant :

— Grand roi, voici Aṅgulimāla.

Alors, le roi eut très peur, il fut tétanisé, tous ses poils se hérissèrent. Le Bienheureux vit sa peur et lui dit :

— N’aie pas peur, grand roi ! N’aie pas peur ! Il n’y a rien ici que tu doives craindre.

La peur du roi s’apaisa, la tétanie retomba avec le hérissement. Le roi s’approcha du Vénérable Aṅgulimāla et lui demanda :

— Messire est-il bien Aṅgulimāla ?

— Oui, grand roi !

— Quel est le clan paternel de messire ? Et son clan maternel ?

— Mon père s’appelle Gagga, grand roi, et ma mère Mantānī .

— Que messire Gagga, fils de Mantānī, se réjouisse. Je ferai diligence en sa faveur quant aux nécessités que sont les robes, le bol, le logement et les médicaments en cas de maladie.

À cette époque le Vénérable Aṅgulimāla vivait dans les bois, collectait sa nourriture, s’habillait de rebuts et se contentait des trois robes. Il dit au roi :

— J’ai assez, grand roi, mes trois robes sont au complet.

Le roi Pasenadi retourna auprès du Bienheureux, le salua de nouveau et s’assit convenablement. Une fois bien assis, il dit au Bienheureux :

— C’est étonnant, Maître ! C’est surprenant comme le Bienheureux dompte les indomptés, apaise les inapaisés, dénoue complètement ceux qui n’étaient pas complètement dénoués ! Celui que nous n’avons pas pu dompter par le bâton et l’épée, le Bienheureux l’a dompté sans bâton ni épée. Allons ! Maintenant nous partons, Maître, car nous avons beaucoup d’obligations, beaucoup à faire.

— Si tu penses qu’il en est temps, grand roi.

Le roi Pasenadi du Kosala se leva, salua le Bienheureux et s’en alla en le gardant à sa droite.


Lorsque Aṅgulimāla allait collecter sa nourriture à Sāvatthi, les gens le reconnaissaient et étaient terrifiés. Certains s’enfuyaient dans les bois, d’autres s’enfermaient chez eux, ceux qui ne pouvaient fuir lui tournaient le dos et restaient immobiles en tremblant. Le vénérable n’obtenait aucune offrande. Voici comment il éprouva pour la première fois de la compassion.

Le Vénérable Aṅgulimāla s’habilla de bon matin, prit son bol et sa robe double et entra à Sāvatthi pour collecter sa nourriture. Pendant qu’il parcourait la ville en faisant sa collecte, il aperçut une femme dont le fœtus se présentait de travers et dont les entrailles étaient meurtries. La scène lui inspira cette pensée « Que de tourments subissent les êtres ! Que de tourments subissent les êtres ! »

Quand il eut parcouru Sāvatthi en faisant sa collecte et fini son repas, en revenant de sa collecte, il rendit visite au Bienheureux. Il s’approcha, salua le Bienheureux et s’assit convenablement. Une fois bien assis, il raconta au Bienheureux :

— M’étant habillé de bon matin, Maître, je pris mon bol et ma robe double et j’allai à Sāvatthi pour collecter ma nourriture. Pendant que je parcourais la ville en faisant ma collecte, j’aperçus une femme dont le fœtus se présentait de travers et dont les entrailles étaient meurtries, et j’ai pensé « Que de tourments subissent les êtres ! Que de tourments subissent les êtres ! »

— Retourne à Sāvatthi, Aṅgulimāla, va voir cette femme et dis-lui : « Depuis que je suis né, petite sœur, je ne me souviens pas d’avoir volontairement privé un être vivant de la vie. Par cette vérité, sois saine et sauve ainsi que le bébé ».

— Mais ce serait un mensonge délibéré de ma part, Maître, car j’ai volontairement privé de la vie un grand nombre d’êtres vivants.

— Alors, Aṅgulimāla, retourne à Sāvatthi, va voir cette femme et dis-lui : « Depuis que je suis né par la naissance sans tache(*), petite sœur, je ne me souviens pas d’avoir volontairement privé un être vivant de la vie. Par cette vérité, sois saine et sauve ainsi que le bébé ».

— Bien, Maître.

Le Vénérable Aṅgulimāla acquiesça, retourna à Sāvatthi, alla trouver la femme et lui dit :

— Depuis que je suis né par la naissance sans tache, petite sœur, je ne me souviens pas d’avoir volontairement privé un être vivant de la vie. Par cette vérité, sois saine et sauve ainsi que le bébé.

Naissance sans tache, ariyā jāti : la naissance à la vie au cours de laquelle on ne tue pas, on ne vole pas, etc. Lorsqu’Aṅgulimāla dit cette phrase à la jeune femme, celle-ci fut délivrée ; la mère et l’enfant étaient tous les deux sains et saufs.


Le Vénérable Aṅgulimāla resta solitaire, retiré, vigilant, énergique et résolu. Il ne lui fallut pas longtemps pour voir de ses propres yeux, par connaissance directe, dans la réalité présente, cet Aboutissement insurpassable de la vie sainte pour lequel les fils de bonne famille passent à juste titre du foyer au sans-foyer, il y accéda, il y demeura. Il reconnut « détruite est la naissance, achevée la vie sainte, fait ce qui était à faire et rien de plus ici-bas ». Le Vénérable Māgandiya devint l’un des Accomplis.


Dans l’épisode suivant où le Vénérable Aṅgulimāla reçoit des projectiles, ceux-ci ne lui sont pas destinés, mais visent à chasser des animaux tels que corbeaux, chiens ou cochons. Le vénérable passe par là au mauvais moment.

Le Vénérable Aṅgulimāla s’habilla de bon matin, prit son bol et sa robe double et entra à Sāvatthi pour collecter sa nourriture. Cette fois-ci, une motte de terre tomba sur le Vénérable Aṅgulimāla, et aussi un bâton lancé par quelqu’un d’autre, et une pierre jetée par un troisième. Le Vénérable Aṅgulimāla eut le crâne fendu, ensanglanté, son bol était brisé et sa robe déchirée. Il vint trouver le Bienheureux. Quand le Bienheureux le vit arriver, il lui dit :

— Accepte, brahmane ! Accepte ! Tu expérimentes dans la vie présente le mûrissement des actions qui autrement t’auraient précipité en enfer pour un grand nombre d’années, un grand nombre de centaines d’années, un grand nombre de milliers d’années.


Le Vénérable Aṅgulimāla, solitaire et retiré, ressentit le bonheur de la Délivrance. En cette occasion il s’exclama :

Passer de l’insouciance à la vigilance

Éclaire l’univers comme la lune quand elle sort des nuages

Remplacer les mauvaises actions par les bonnes

Éclaire l’univers comme la lune quand elle sort des nuages

Se rallier jeune moine à l’enseignement du Bouddha

Éclaire l’univers comme la lune quand elle sort des nuages.

Que mes ennemis entendent la parole de vérité !

Que mes ennemis se rallient à l’enseignement du Bouddha !

Que mes ennemis fréquentent les hommes de paix

Qui font accepter le Dhamma !

Que mes ennemis entendent proclamer à temps

La patience et la bonté, et les mettent en pratique !

Celui qui ne m’agresse pas, moi, ni personne d’autre,

Peut atteindre la Paix ultime, protéger les faibles et les forts(*).

Les jardiniers canalisent l’eau, les forgerons façonnent les flèches,

Les charpentiers travaillent le bois, mais les sages se disciplinent eux-mêmes

Il faut le bâton, l’aiguillon et le fouet pour en dresser certains

Mais le Saint m’a dompté sans bâton ni épée.

Moi qu’on appela Sans-méchanceté je fus méchant

Mais je mérite à présent ce nom car je ne nuis plus à personne.

J’étais autrefois le fameux bandit Aṅgulimāla

Mais quand la crue déjà m’emportait, j’ai trouvé refuge auprès du Bouddha

J’avais du sang sur les mains, moi le fameux Aṅgulimāla

Mais voyez la voie de mon refuge : le fil de la vie est coupé

Les actions qui m’auraient mené à de longues épreuves

Sont maintenant calcinées et je mange sans faire de dette(**).

Les sots demeurent insouciants par bêtise

Les sages gardent la vigilance comme suprême richesse

Ne tombez pas dans l’insouciance ni dans le plaisir des sens

Car il faut être vigilant et extra-sensoriel pour atteindre le Bonheur complet.

« Bonne entrée ! Ne pas repartir ! » Ce me fut un bon conseil

Car de toutes les réalités j’atteignis la meilleure.

« Bonne entrée ! Ne pas repartir(***) ! » Ce me fut un bon conseil

Car j’ai acquis les trois sciences et parachevé l’instruction du Bouddha.

* Les faibles et les forts, tasathāvare : littéralement ceux qui tremblent et ceux qui sont stables, c’est-à-dire ceux qui sont soumis au désir et ceux qui le dominent. En atteignant le Dénouement, on peut protéger les uns et les autres.

** Les actions sont calcinées : kammavipāka. L’efficience du chemin fait mûrir les actions antérieures et en épuise les effets.

Sans faire de dette, Ānanda : quand le moine mange la nourriture donnée par les bienfaiteurs, s’il n’est pas discipliné, c’est une sorte de vol. S’il n’examine pas la nature profonde des aliments, il contracte une dette. S’il est de l’une des sept sortes de sekha, sa nourriture se compare à un héritage ; mais s’il est accompli, on dit qu’il a la maîtrise. Donc ne pas faire de dette signifie que le vénérable avait au moins atteint l’un des chemins nobles au moment où il profère ce vers.

*** Bonne entrée : dans la vie monastique. Il ne faut pas en repartir.

Les trois sciences,vijjā, sont : le souvenir des vies antérieures, l’œil divin et la destruction de toutes les contaminations possibles. Cette dernière constitue le parachèvement de l’enseignement du Bouddha.

infos sur cette page

Origine : Enseignements et discussions entre Bouddha, ses disciples, ses antagonistes… (Nord de l’Inde actuelle)

Date : Ve siècle avant notre ère

Traducteur : Christian Maës

Mise à jour : 25 févr. 2011